• Le classement est basé sur les recettes enregistrées entre le 1er janvier et le 31 décembre 1928 dans les principales salles du pays que Variety publiait chaque semaine. Sont donc présents quelques films de l’année précédente, sortis généralement en fin d’année et qui continuaient leur exploitation. Aussi, en plus de la recette annuelle, est indiqué dans la colonne de droite le cumul de l’exploitation en cours. Ce total n’inclut pas les éventuelles reprises. Les studios indiqués sont ceux des distributeurs.

     1928 est réellement l’année de transition entre le muet et le parlant, qui verra produit les derniers grands chef-d ’œuvres de cette période.

     Quelques chiffres : 6517 recettes hebdomadaires (près d’un millier de plus qu’en 1927) de 125 salles (23 de plus que l’année précédente) réparties dans 28 villes répertoriant 836 films ont été compilées. Ces seules salles ont récolté plus de $97.5millions à elles seules, soit 17 millions de plus que 1927.

     Très bonne lecture.

     Laurent Aumaitre

     

      RANG TITRES  REALISATEURS STARS DATE DE SORTIE RECETTE SUR LA PERIODE RECETTE CUMULEE DE L'EXPLOITATION STUDIO        
      11 LIGHTS OF NEW-YORK Bryan Foy Helene Costello 6-juil.-28 $794 400 $819 500 Warner Bros        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie

    Deux hommes sont escroqués dans des affaires de contrebande.

    Lights of New-York est le premier film de Bryan Foy, obscur scénariste raté, qui devait être à la base un moyen métrage de série B que l'on projette en première partie d'une séance. Mais au final sa durée de 57 minutes en faisait un film trop long. Jack Warner exigea de ramener le film à sa longueur prévue, mais Foy avait déjà montré le film à un ami exploitant qui proposa d'en acheter les droits pour $25 000. Apprenant cela, Jack Warner décida de le sortir tel quel.

    Soyons clair, Bryan Foy se révéla être aussi mauvais réalisateur que scénariste et la critique fut rude avec le film, Variety le traitant de poubelle par exemple. La palme revient sans doute à Oliver Claxton du New Yorker qui écrit "Il aurait été mieux silencieux et bien mieux invisible." Mais son statut de premier film entièrement parlant provoqua la ruée du public dans les salles aux Etats-Unis, rapportant $1 160 000 au studio rien que dans le pays. Une somme incroyable pour un film ayant coûté seulement $23 000. Un tel succès signa définitivement la mort du cinéma muet et 1929 fut la dernière année où les studios produisirent des films non parlants, à l'exception notable de ceux de Charles Chaplin.

           
      12 Terror
    TERROR, THE
    Roy Del Ruth May McAvoy 6-sept.-28 $791 650 $974 350 Warner Bros        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie

    Des invités se retrouvent dans un ancien manoir anglais, bien vite traqués par un mystérieux tueur se faisant appeler « The Terror ».

    Scénariste pour Mack Sennet dès 1915, Roy Del Ruth réalise son premier film en 1919. Il connait son premier gros succès avec ce film, aux critiques mitigées, mais qui a le mérite d’être le premier slasher movie entièrement sonore et parlant. Roy Del Ruth était considéré comme un bon artisan, sans génie, mais très respectueux des cahiers des charges qui lui étaient confiés. Bien que la plupart de ses films soient oubliés aujourd’hui, nombres d’entre eux eurent du succès au point qu’il fut l’un des réalisateurs les mieux payés de la décennie suivante.

    Inspiré d’une pièce du prolifique Edgar Wallace, le film aura une suite en 1934 et fera l’objet de deux remakes, en 1938 et en 1965 par Harald Reinl, en Allemagne où Edgar Wallace était très adapté au cinéma.

           
      13 Crépuscule de gloire
    LAST COMMAND
    Josef von Sternberg Emil Jannings, Evelyn Brent, William Powell 22-janv.-28 $765 160 $765 160 Paramount        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie

    A Hollywood, un général russe en exil devenu figurant est amené a jouer son propre rôle de commandant en chef de l'armée du tsar.

    Inspiré par un personnage ayant réellement existé, Crépuscule de gloire est considéré comme étant probablement le meilleur film, ou tout du moins le meilleur film muet, de Joseph Von Sternberg. Celui-ci, comme à son habitude se fâcha à peu près avec tout le monde sur le tournage. Toutefois, Emil Jannings démontre qu'il est l'un des plus grands acteurs de son temps, livrant sans doute la plus belle prestation de sa carrière, et obtiendra l'oscar du meilleur acteur lors de la première cérémonie.

    Le réalisateur Preston Sturges déclara que c'était sans doute le seul film parfait qu'il ait jamais vu.

           
      14 En vitesse
    SPEEDY
    Ted Wilde Harold Lloyd 15-déc.-28 $713 650 $915 150 Paramount        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie

     

    Speedy est tellement passionné par le base-ball qu'il n'arrive jamais à garder bien longtemps le même travail. Le grand-père de sa fiancée est le conducteur du dernier tramway de la ville, dont une grosse compagnie veut s'arroger la concession à bas prix. Speedy va tout faire pour aider le vieil homme à garder son travail. 

     

     

    Speedy était le surnom que le père d'Harold Lloyd lui donnait. Ce sera également le titre de son dernier film muet, même si cela n'était pas prévu au départ.


    Les scènes new-yorkaises du film ont été tournées en extérieur ce qui fut assez compliqué du fait de l'immense popularité de la star, au point que l'équipe devait cacher les caméras pour éviter de se faire remarquer.

    Film drôle, trépidant, doté, comme de coutume avec Harold Lloyd, de belles cascades,
    En vitesse, connût un très gros succès public à travers le monde, mais aussi critique, au point d'être nommé pour l'oscar de l'éphémère catégorie du meilleur film comique.

    Le crash du tramway lors de la course poursuite dans Manhattan n'était pas prévue car ce fut un accident qui ne fit heureusement aucune victime.

    Le très populaire champion de base-ball de l'époque, Babe Ruth, fait un caméo dans le film.

           
      15 L'insoumise
    FAZIL
    Howard Hawks Charles Farrell, Greta Nissen 4-juin-28 $699 000 $713 650 Fox        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie Un prince arabe né et élevé dans le désert et une belle française de Paris tombent amoureux et se marient, mais les énormes différences de leurs origines et les différences culturelles entre leurs deux sociétés différentes mettent à rude épreuve leur mariage qui pourrait bien s'avérer irréparable.

    C'est le cinquième film et premier grand succès réalisé par Howard Hawks. Considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands réalisateurs de tous les temps, celui qui connaîtra une carrière jalonnée de succès, est issu de la très haute bourgeoisie américaine. La famille du côté de sa mère, arrivée sur le continent en 1630, est l'une des plus ancienne et des plus riches du pays. Et son grand-père paternel à fait fortune dans la papèterie.

    Passionné d'aviation (il fut pilote instructeur durant la Première Guerre Mondiale), de sport automobile (il conçut la voiture qui remporta les 500 Miles d'Indianapolis en 1936), joueur, buveur et coureur de jupons, Hawks à 20 ans lorsqu'il "rencontre" Victor Fleming lors d'un accident de voiture. Celui-ci le convainc de faire des petits boulots d'été à Hollywood, en parallèle de ses études. C'est ainsi qu'il se retrouve sur les tournages de Cecil B. DeMille, Douglas Fairbanks ou Mary Pickford durant 1916-1917. N'ayant aucun mal à sympathiser avec beaucoup de monde du milieu il avance, après la guerre, de l'argent à Jack Warner qui l'engage ensuite comme producteur pour superviser la production de courts-métrages comique avec Monthy Banks.

    En 1920, avec les réalisateurs Allan Dwann, Marshall Neilan et Allen Holubar, il fonde une société de production, l'Associated Producers, et signe un contrat de distribution avec la First National. Il ne réalisera aucun des 14 film produits jusqu'en 1923.
    La même année, il devient story editor à la Paramount, puis, alors qu'il se lasse de la production et qu'il désire se lancer dans la réalisation part pour la Fox en 1925, après un bref séjour à la MGM.

    Non seulement la Fox lui donne sa chance de réaliser des films, mais lui laisse également réécrire les scénarios, bien qu'il ne soit crédité pour aucun. A partir de là Hawks gardera l'habitude de réécrire le scénario et les dialogues de tous ses films, y compris ceux qu'il a lui-même écrit, ce même durant les tournages. Une habitude qui demandait une grande flexibilité et une excellente mémoire des acteurs.

    Adapté d'une pièce française de Pierre Frondaie,
    L'insoumise, pure romance typique de cette époque, est encore loin de l'univers d'Howard Hawks, qu'il commencera à ébaucher avec son film suivant, Une fille dans chaque port. Toutefois, il y a déjà son style, sa légendaire façon directe de raconter une histoire, même si c'est avec le parlant que sa grande maîtrise des réparties et sa narration rythmée exploseront.

     

           
      16 Faiblesse humaine
    SADIE THOMPSON
    Raoul Walsh Gloria Swanson, Lionel Barrymore, Raoul Walsh 7-janv.-28 $690 400 $704 100 United Artists        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie

    L'histoire d'une "femme déchue" qui vient à Pago Pago sur l'île de Tutuila pour commencer une nouvelle vie, mais rencontre un missionnaire "zélé" qui veut la forcer à revenir à son ancienne vie à San Francisco.

    Adapté d'un roman de W. Somerset Maugham sortit en 1921, la pièce Rain connut un énorme succès, jouée 608 fois entre 1922 et 1924 au Maxine Elliott Theatre de New York. Mais elle fit également scandale, d'une part pour la vulgarité des dialogues (l'héroïne jure comme une charretière), et d'autre part pour son sujet qui, au travers d'une femme aux mœurs légère tombant sous la coupe d'un prédicateur malsain, dénonce les travers et l'hypocrisie de la société bien pensante. Gloria Swanson en achète pourtant les droit avec la ferme intention de produire elle-même le film.

    La production du film fera tout autant scandale. Au point que la United Artists, qui allait distribuer le film, reçu une lettre de menaces de la MPAA, signée de tous ses membres, y compris William fox qui avait pourtant prêté Raoul Walsh à Gloria Swanson pour le réaliser, le risque étant un boycott du film par les salles de cinéma. Gloria Swanson réussit à convaincre Marcus Loew de venir à son aide, et celui-ci étant le plus gros propriétaire de salles du pays, les tensions s'apaisèrent et la star put enfin débuter le tournage, alors qu'elle avait déjà investit un quart de million de dollars dans sa production.
    Faiblesse humaine était en effet sa deuxième production indépendante, après l'échec financier de Sunya et l'enjeu était vital pour elle. D'ailleurs, afin de finir de financer le film elle dut vendre son ranch de Croton-on-Hudson et failli vendre son appartement de New York.

    A sa sortie, le film est un triomphe partout dans le monde et malgré son coût imposant de $931 761,04, la société de Gloria dégagea un confortable bénéfice net de $776 539. Il fut aussi applaudi par la critique et est encore considéré comme l'un des plus beau film de Raoul Walsh qui, pour l'occasion, réendossa une ultime fois son costume d'acteur (il avait commencé à Hollywood en tant que tel). La prestation de Gloria Swanson fut également salué par la critique et elle fut nommée pour l'oscar de la meilleure actrice.
    Faiblesse humaine fut probablement le plus gros succès de sa carrière, mais aussi l'un des tous derniers.

    La pièce sera de nouveau adaptée au cinéma par la MGM, avec Joan Crawford en 1932, puis en 1953 avec Rita Hayworth, et sera rejoué à deux reprises, notamment en 1935 avec Tallulah Bankhead.

     

           
      17 Le patriote
    PATRIOT, THE
    Ernst Lubitsch Emil Jannings, Lewis Stone 17-août-28 $683 400 $690 400 Paramount        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie

     

     

    Le film raconte l'histoire du Tsar Paul (Jannings), un monarque en bout de course, qui n'accordait sa confiance qu'à un seul homme, son ami le Comte Pahlen (Lewis Stone). Mais celui-ci, pris entre son affection pour son ami et la raison d'état, jugeant le roi fou et criminel, entreprend de le trahir dans les règles...

     

    Ce biopic du Tzar Paul de Russie signe le grand retour au boxoffice du réalisateur Ernst Lubitsh, qu'on n'avait plus vu dans le top 50 depuis 1924, ainsi que les retrouvailles entre lui et Emil Jannings avec lequel il avait tourné maintes fois avant de venir en Californie.

    Ernst Lubitsch, fils de tailleur juif allemand, se lance dans le cinéma en tant qu'acteur en 1913, à l'âge de 21 ans. Bien que très vite attiré par la réalisation il continuera à jouer devant la caméra dans 30 films jusqu'en 1920, jouant, entre-autres, face à Pola Negri et Emil Jannings qui deviennent des amis. Il se spécialise dans les comédies et devient le comique allemand le plus apprécié, rivalisant avec Max Linder en France ou même Harold Lloyd aux Etats-Unis, ce qui explique sans doute qu'il sera particulièrement doué pour en réaliser par la suite. ll réalise son premier succès en 1918,
    Les yeux de la momie, avec Pola Negri et Emil Jannings. Il enchaine ensuite les succès internationaux, comme La princesse aux huîtres, La Du Barry ou Ann Boleyn. Devenu extrêmement populaire en Allemagne, en France et aux USA, on le surnomme le David W. Griffith allemand. C'est ainsi qu'il est embauché par Mary Pickford en 1923 pour tourner Rosita et qu'il s'installe dans la foulée à Hollywood, sous contrat à la Paramount. Le reste vous a été ensuite raconté dans les publications précédentes de cette rubrique.

    Bien que sonorisé,
    Le patriote est le dernier film muet à avoir été nommé à l'oscar du meilleur film (pour 5 nominations au total) jusqu'à The artist. Il obtient celui du meilleur scénario, subtil mélange d'adaptation de deux pièces et d'un roman.

    Bien que perdu, il fut considéré par la critique de l'époque comme un grand chef-d'œuvre, et reste l'un des films les plus prestigieux de sa carrière.

           
      18 Tempête
    TEMPEST
    Sam Taylor John Barrymore 27-mai-28 $676 150 $686 500 United Artists        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie

    Le film se déroule pendant les derniers jours de la Russie tsariste et tourne autour d'un paysan qui monte dans les rangs de l'armée russe pour finir lieutenant . Sa vie est rendue de plus en plus difficile par les aristocrates et les officiers de son entourage qui lui en veulent de ses progrès. Il se retrouve alors rejeté par une princesse dont il tombe amoureux et, après avoir été pris dans sa chambre, est mis en prison. Là, il est déchu de son rang, mais peu de temps après le début de la guerre civile russe , et à la suite de la terreur rouge , les choses sont inversées.

    Dernier né de la célèbre fratrie des Barrymore, fils d'un célèbre couple de comédiens de théâtre, neveu de deux autres comédiens célèbres (dont John Drew) et petit-fils d'une propriétaire d'un théâtre, John Barrymore fut sans doute l'un des plus grands comédiens qu'ait jamais connu le cinéma et reste l'une des plus grande star du cinéma muet, de loin le plus populaire de toute la famille.
    Ses parents étant très absents et il est élevé par sa grand-mère dont il est très proche. Lorsque sa mère décède alors qu'il n'a que 11 ans, il ne la connait pour ainsi dire pas. Mais il est particulièrement touché lorsque décède sa grand-mère quatre ans plus tard. La même année il est violé par la seconde épouse de son père et trouve réconfort dans l'alcool qu'il ne quittera plus jamais.
    Il a 19 ans lorsque son père fait une dépression suite à la syphilis et c'est lui qui le fait hospitaliser. Son père sera ensuite interné à l'institution Amityville (ça ne s'invente pas) où il sombrera rapidement dans la folie. Cet épisode le marquera à vie et il sera hanté par la peur de suivre le même destin.

    John avait le métier de comédien en horreur et se destine à celui de dessinateur, mais au bout d'un an il se fit renvoyer du journal où il travaillait après avoir rendu un mauvais dessin alors qu'il était complètement saoul. Ne gagnant pas assez d'argent pour son train de vie, vivant en partie aux crochets de sa sœur, qui finance également les soins de son père, il se résigne à succomber à ce qu'il appelait la malédiction familiale. C'est ainsi qu'il se lance dans le théâtre en 1903. Il dira par la suite : "il n'y a pas de romance sur la façon dont je suis monté sur scène. J'avais besoin d'argent."
    Après plusieurs années en tournée entre les Etats-Unis et Londres, John commence à se faire un nom et gagne $175 par semaine contre 50 à ses débuts. Il obtient son premier rôle principal en 1909 avec la pièce
    The fortune hunter qu'il jouera 345 fois au Gaiety Theatre de New York (futur cinéma d'exclusivité), jusqu'en 1911. Le succès de John s'affirme et il gagne $600 par semaine pour jouer le rôle principal de The affairs of Anatol, qui fera l'objet d'une adaptation cinématographique par Cecil B. DeMille. C'est donc une vedette à part entière lorsqu'il débute dans le cinéma, officiellement, en 1913.

    Tempête décrocha l'oscar de la meilleur direction artistique en 1929 et sera l'objet d'un remake italien trente ans plus tard avec Sylvana Mangano et Van Heflin, au succès international.

           
      19 Anna Karenine
    LOVE
    Edmund Goulding Greta Garbo, John Gilbert 29-nov.-27 $664 050 $676 150 MGM        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie

    Une femme mariée compromet son statut social et sa vie de famille lorsqu'elle tombe amoureuse d'un jeune officier.

    Cette adaptation très libre du roman de Tolstoï, capitalisant sur le couple Garbo/Gilbert qui avait remporté un vif succès avec La chair et le diable, fut lancée par la MGM à l'aide d'une campagne publicitaire d'une rare ampleur pour l'époque. Bien que John Gilbert en ait été le vrai réalisateur, seul Edmund Goulding fut crédité comme tel au générique.
    Ce dernier était à l'origine un acteur et dramaturge de la scène londonienne avant de devenir réalisateur de films. Bien qu'il connut plusieurs succès dans différents genre, on retient surtout de lui un metteur en scène de drames très classiques et académiques. Il a toutefois la particularité de faire partit des réalisateurs ayant eut le plus de nominations à l'oscar du meilleur réalisateur (3 au total), sans jamais l'avoir obtenu.

           
      20 TENDERLOIN Michael Curtiz Dolores Costello, Conrad Nagel 14-mars-28 $653 550 $719 300 Warner Bros        
     

    Box-office USA - 1928, 2ème partie

     

    Rose Shannon ( Dolores Costello ), une danseuse du "Kelly's", dans le quartier "Tenderloin" de New York , aime Chuck White ( Conrad Nagel ), jeune membre d'un gang qui se retrouve dans le quartier. Chuck considère juste Rose comme un autre jouet avec lequel s'amuser. Rose se retrouve impliquée dans un crime dont elle ne sait rien. La police l'arrête et le gang envoie Chuck pour s'occuper d'elle au cas où elle pourrait savoir ou révéler quelque chose qui impliquerait le gang.



    Tenderloin est le tout premier film dialogué, du moins c'est ainsi que la Warner promut le film. Sur les quatre scènes dialoguées du film, deux furent supprimées après sa première. En effet, les dialogues, pompeux à souhait, firent rire le public, ce qui n'est pas très concluant pour un drame.
    Toutefois il connut un important succès auprès du public américain, mais fut très peu exploité à l'étranger, excepté dans les pays anglo-saxon, du fait de la barrière de la langue. Hollywood découvrait ainsi un obstacle au développement du parlant, et qu'il lui faudra impérativement contourner.

           
                             


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